La fin du monde ne sera pas pour demain matin, mais à l’échelle de l’Univers, c’est quasiment après-demain. Selon des simulations de la NASA et de l’université de Toho, la vie sur Terre est condamnée, non pas à cause des humains, pour une fois, mais à cause… du Soleil lui-même.
En vieillissant, notre « gentil voisin lumineux » va peu à peu chauffer de plus en plus. Résultat : il va aspirer tout le CO₂ de l’atmosphère, ce même CO₂ dont on se plaint aujourd’hui, mais qui est essentiel pour la photosynthèse. Sans CO₂, plus de plantes. Sans plantes, plus d’oxygène. Sans oxygène… vous connaissez la suite. L’atmosphère deviendra alors un cocktail toxique de méthane, façon ambiance irrespirable garantie.
Avec la disparition de l’oxygène et de la couche d’ozone, la Terre se transformera en four solaire : chaleur extrême, évaporation des océans, extinction de la végétation. À terme, seules quelques bactéries hardcore et anaérobies pourront encore dire « Bonjour ». Pour nous, en revanche, rideau.
Barbecue planétaire
Les simulations annoncent la mort totale de la vie dans environ un milliard d’années. Oui, c’est immense pour nous ; oui, c’est un claquement de doigts pour l’Univers.
Le Soleil, lui, poursuivra sa route vers son destin : s’effondrer et devenir une naine blanche dans 6,5 milliards d’années. Sympa.
Et l’humain dans tout ça ? Pas de panique : on ne sera plus là pour assister à ce barbecue planétaire. Mais les scientifiques estiment que les premiers signes sérieux, baisse d’oxygène, hausse des tempêtes solaires, pourraient apparaître dès 10 000 ans. Autrement dit, la Terre va rester vivable encore un moment… mais pas éternellement.
D’où l’intérêt, déjà, d’imaginer l’avenir ailleurs : habitats artificiels, vie sous dômes, colonisation de Mars. Bref, on a un peu de temps, mais il ne faudra pas traîner.