Vous trouviez déjà l’organisation administrative française compliquée ? Attendez de découvrir la dernière idée sortie des bureaux de l’État.
Dans une note publiée cette semaine, Clément Beaune propose ni plus ni moins de transformer Paris en mégaville géante en absorbant les communes et départements de la petite couronne. Oui, vous avez bien lu : fini les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, et même les communes autour de Paris. Tout le monde dans le même sac.
40 districts et un super-maire
Le projet imagine la création d’une immense « Ville du Grand Paris » regroupant plus de 7 millions d’habitants. À la place des communes, des mairies, des départements, de la Métropole du Grand Paris et de tout le millefeuille administratif actuel, il n’y aurait plus qu’une seule grande collectivité organisée en 40 districts.
Et au sommet ? Un super-maire chargé de gérer l’ensemble.
L’objectif affiché est de simplifier les choses et de faire tomber la frontière symbolique du périphérique, considéré par certains comme le dernier mur séparant Paris de sa banlieue.
Combien ça coûte ? Mystère…
Le détail qui fait sourire : personne ne sait combien cette révolution administrative coûterait. Ni combien elle permettrait réellement d’économiser.
On parle pourtant de supprimer plusieurs départements, des dizaines de communes, des milliers d’élus et de redessiner totalement la carte institutionnelle de la région capitale.
Le plus grand chantier administratif du siècle ?
Pour ses défenseurs, ce projet permettrait de rapprocher Paris des grandes métropoles internationales comme Londres ou Berlin.
Pour ses détracteurs, c’est surtout une usine à gaz XXL qui risque de transformer des villes centenaires en simples quartiers administratifs.
Une chose est sûre : entre la suppression de départements, la création de 40 districts et l’apparition d’un super-maire du Grand Paris, le débat promet d’être animé. Et à ce stade, l’idée ressemble davantage à un gigantesque exercice de PowerPoint qu’à une réforme prête à voir le jour.